URPS Infirmiers Libéraux Pays de la Loire

Articles

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Saint Sébastien-sur-Loire, le 22 janvier 2015.

Les infirmières seraient-elles incapables de décider elles-mêmes du devenir de leur profession ? Ne serviraient-elles, in fine, qu’à aider les médecins à avoir plus de temps pour leur vie privée ? A la lecture de la dernière étude[1] publiée par l’Observatoire Régional de Santé (ORS) Pays de la Loire, ces questions méritent d’être posées…

 Réalisée en partenariat avec le Ministère de la Santé, la DREES[2], et les médecins libéraux, cette enquête limite, en effet, volontairement l’avenir de la profession infirmière et la notion de « coopération entre professionnels de santé » à un seul scénario : celui du rattachement d’« une infirmière au cabinet médical rémunérée par un forfait de l’Assurance Maladie pour quelques permanences dans la semaine ».

 Corvéables à merci, les infirmières ne pourraient, alors, avoir d’avenir que dans la « délégation de certaines tâches » que les médecins voudraient bien leur confier. Parmi ces dernières : la « surveillance de la tension artérielle », « l’éducation thérapeutique du patient diabétique ou asthmatique » ou encore « l’éducation nutritionnelle »…

 Problèmes : non seulement les infirmières ne souhaitent pas devenir de simples subalternes des médecins… Mais en plus les actes prévus dans cette étude pour être délégués aux infirmières font déjà partie intégrante du rôle propre infirmier. Conséquence : les infirmières n’ont pas besoin d’une « délégation de tâche » pour pouvoir, déjà, les pratiquer en toute autonomie…

 Révoltée par tant de mépris vis-à-vis de la profession infirmière dont l’avis n’a jamais été demandé lors de l’élaboration de cette enquête, et face à cette méconnaissance criante de la profession infirmière, l’Union Régionale de la Profession Infirmière Pays de la Loire appelle donc l’ORS, mais aussi la DREES, les pouvoirs publics et institutions politiques à plus de considération pour le métier infirmier, mais aussi à davantage de justesse dans son appréciation et à plus d’actions pour mieux le connaître dans toute sa réalité. Car les chiffres sont là : depuis 2012, 7 études sur la profession de médecin généraliste ont été publiées par la DREES, contre 2 pour les dentistes, 1 pour les sages-femmes et les métiers de la rééducation et 0 pour l’ensemble des autres professions paramédicales, dont les infirmières. Un déséquilibre flagrant qui, sans doute, explique la politique du « tout-médecin » suivie actuellement en France.

 Contact presse : Annick TOUBA, Présidente URPS Infirmière Pays de la Loire

06 62 69 64 91



[1] « Intégration d’infirmiers au sein de cabinets de médecine générale : l’opinion des médecins généralistes des Pays de la Loire » in Panel en Médecine générale n°10, décembre 2014.
[2]
DREES : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques


Agenda
Formation Education Thérapeutique du Patient (ETP)
Formation Education Thérapeutique du Patient (ETP)
Carte
5 Boulevard Vincent Gâche
44200 Nantes